Les fans de rallye ont été très clairs le week-end dernier : leur préférence allait massivement à Adrian Fernémont, le héros local de Bonneville, et à son copilote Martin Lefèvre, qui faisait ses débuts au niveau national à seulement 18 ans. Sur les réseaux sociaux, la majorité des votes s’est portée sur le duo engagé sur la Skoda Fabia RS de PTR Racing, cette fois alignée par Racing Technology, l’équipe dirigée par Cédric et son fils Martin Lefèvre.
Une fois encore cette saison, les fans ont démontré leur expertise. La prestation d’Adrian Fernémont, vainqueur pour la troisième fois du Rallye de Wallonie, a été tout simplement impressionnante. « Adri » a mené les débats de bout en bout, face aux ténors du championnat de Belgique pourtant mieux rodés. Et que dire de la performance du jeune Martin Lefèvre : pour sa troisième participation en rallye, la deuxième cette saison, il décroche déjà une victoire à ce niveau.
« Martin est vraiment un gars exceptionnel », confirmait Adrian Fernémont. « Il gère aujourd’hui l’équipe Racing Technology et il m’a guidé parfaitement tout le week-end. Sans stress, avec beaucoup de calme dans la voiture. Incroyable pour quelqu’un de son âge. Je le connais depuis qu’il est tout petit, j’ai roulé pendant des années pour Racing Technology. »
Ému à l’arrivée à Vedrin, Fernémont reconnaissait avoir vécu un moment chaud dès dimanche matin, dans la première zone de freinage de la spéciale de Loyers :
« Samedi, j’ai attaqué très fort dès la première boucle pour faire la différence grâce à ma connaissance du parcours. Le rythme était bon. Le soir, j’ai envoyé une onboard à Stéphane Lefebvre, qui m’a appelé directement. Il trouvait mes passages rapides excellents, mais il pensait que je pouvais encore gagner du temps au freinage en étant plus agressif et en freinant plus tard. Heureusement, je ne l’ai pas fait à Loyers. Je savais que cette première zone de freinage était un piège. J’ai freiné 30 mètres plus tôt que d’habitude, et c’était déjà très limite. Cette spéciale n’avait plus été disputée depuis longtemps et je savais qu’un des favoris se ferait surprendre. Cette fois, c’est Jos Verstappen. Après sa sortie, la pression est un peu retombée, mais je ne pouvais pas lever le pied, car Maxime Potty revenait immédiatement. On a dû se battre jusqu’au bout. Quel week-end incroyable ! »