Koen Wauters effectuait samedi sa toute première apparition au départ du TAC Rally à Tielt. Le chanteur-présentateur avait clairement fixé ses priorités : éviter les gros risques et rallier l’arrivée, avec pour objectif principal d’engranger de l’expérience en rallye. En amont de l’épreuve, il avait soigné sa préparation avec une séance d’essais à Marchin ainsi que lors du shakedown à Tielt.
« Nous nous sommes effectivement bien préparés, et ce shakedown à Tielt était essentiel pour appréhender le caractère très particulier de l’asphalte sur ces routes. Il y a des portions avec énormément de grip, puis soudain des zones où il n’y en a quasiment plus. C’est une question d’expérience, car ce n’est pas toujours visible, et il n’y a aucune marge d’erreur : les routes sont étroites et bordées de fossés profonds. Nous avons progressivement haussé le rythme lors du shakedown. Les sensations avant le départ étaient bonnes », expliquait Koen Wauters samedi matin.
Après les trois premières spéciales, le pilote Škoda Fabia RS Rally2 pointait à la 20e place. Mais dans la quatrième spéciale, De Oosthoek, il était victime d’une crevaison. « Je savais qu’il fallait être prudent dans ce virage, à cause d’une bordure élevée, mais j’ai tout de même effleuré le point avec le pneu. Suffisant pour crever. Nous ne nous sommes pas arrêtés pour changer la roue, mais cela nous a coûté une minute et demie. Une erreur de débutant. Pour le reste, il faut être extrêmement vigilant, car l’asphalte est très piégeux. Je sais que je peux aller plus vite. La confiance grandit, mais je ne veux surtout pas brûler les étapes et commettre une faute. Rester concentré et rallier l’arrivée, c’était l’objectif. »
Mission accomplie. Koen Wauters a mené sa Škoda Fabia RS sans erreur jusqu’à la 17e place finale. « Je me suis énormément amusé et j’ai encore beaucoup appris. Lors des deuxième et troisième boucles, le plus difficile était de ne pas être trop gourmand, de ne pas prendre trop de risques. Je devais me forcer à considérer cela comme une séance de test. Notre ingénieur m’a toutefois fait comprendre que je suis encore trop prudent. Je dois être plus incisif dans les zones de freinage, car c’est là que cette voiture de rallye fonctionne le mieux. Je suis encore trop sage. »