Cette saison, l’épreuve de Division 2 de l’A&D Omloop van Vlaanderen se disputait exclusivement le samedi. C’est d’ailleurs ce qui a convaincu Kurt Braeckevelt de prendre le départ au volant de sa BMW M3. On s’attendait pourtant plutôt à retrouver ce fidèle animateur de la M-Cup dans l’épreuve de Division 1.
« Bien sûr que ça me démange quand je vois rouler les concurrents de la M-Cup et j’ai aussi comparé mes chronos aux leurs. Finalement, nous aurions été dans le rythme de Franky Boulat et Philip Lommers. Je n’avais pas prévu de rouler ici, car désormais, je veux uniquement disputer des rallyes d’une journée. C’est mon corps qui en a décidé ainsi. Je ne dors tout simplement pas entre la première et la deuxième étape. Et il faut le prendre au pied de la lettre. Je passe les heures à attendre que le jour se lève. Forcément, au cours de la deuxième journée, je finis par prendre un sérieux coup de fatigue. Lorsque j’ai appris que l’épreuve de D2 se disputait uniquement le samedi cette année, j’ai finalement décidé de m’inscrire », expliquait Kurt Braeckevelt en toute franchise.
Son complice Ferre Demyttenaere était ravi de pouvoir se mesurer à Braeckevelt, mais dès la deuxième spéciale, un cardan cassé l’obligeait à ranger prématurément sa M3. L’équipe de Ferre a travaillé d’arrache-pied pour remettre la voiture en état et lui permettre de reprendre la course dans la dernière boucle. Mission accomplie, avec à la clé deux beaux scratches dans les deux dernières spéciales.
À ce moment-là, Kurt Braeckevelt, qui avait dominé l’épreuve depuis le départ, avait lui aussi été contraint à l’abandon.
« Décidément, rien ne veut sourire cette saison », pestait Kurt. « Sur la Zoning, j’ai soudain ressenti de fortes vibrations. À l’arrivée, nous avons constaté qu’un boulon s’était desserré et était venu se coincer au niveau de l’arbre de transmission central. Je n’avais pas d’autre choix que d’abandonner pour éviter de provoquer davantage de dégâts… »
Après l’abandon des deux BMW, la voie était libre pour Christiaan Spelmans, leader de la 2WD Trophy, qui héritait ainsi également de la victoire au classement général de la Division 2.
« Je n’aurais jamais osé imaginer cela avant le départ. Toute la journée, nous nous sommes concentrés sur notre duel avec Olivier Leroy, notre principal adversaire pour le titre en 2WD Trophy. Avec sa BMW rapide, Braeckevelt était hors de portée pour nous, et puis, dans la dernière spéciale, nous nous sommes soudain retrouvés en tête. Une très belle surprise, car ce n’est quand même pas normal de pouvoir gagner une manche de D2 avec une Clio vieille de 30 ans », souriait le double champion de la 2WD Trophy.
L’Yprois Dirk Verkinderen, qui a effectué cette année son retour en rallye après une interruption de 30 ans, a hissé sa Lancia Ypsilon HF Rally4 à une belle deuxième place, à 54″.
« Et là, je me demande quand même pourquoi je suis resté sur la touche pendant autant d’années, car je me suis à nouveau énormément amusé. Il est clair que le rallye m’avait manqué », confiait Verkinderen.
Olivier Leroy entretient le suspense dans la lutte pour le titre en 2WD Trophy grâce à sa deuxième place dans la catégorie à Roulers, synonyme de troisième position au classement général de la D2.
« Il ne faut vraiment pas sous-estimer cet Omloop van Vlaanderen. Je trouve même le parcours plus difficile que celui d’Ypres, mais il est aussi très rapide et exigeant. Malheureusement, ce matin, nous avons pointé en retard sur le routier parce que nous avons raté une sortie sur l’autoroute et avons dû faire demi-tour. La prochaine manche, l’East Belgian Rally, devrait davantage me convenir. J’ai vécu quelque temps dans cette région », souriait Olivier Leroy.
Stefaan T’joens se montrait satisfait de sa quatrième place, la troisième en 2WD Trophy.
« Avec tout le travail au garage, je n’ai pratiquement pas eu le temps de reconnaître. Je commençais les reconnaissances à six heures du matin et à 10h, j’étais déjà de retour au travail. Ce n’était pas idéal. Ce matin, je me suis même rendu compte seulement à ce moment-là qu’il fallait effectuer des tours sur la spéciale de Zilverberg… Bref, je ne suis pas suffisamment affûté pour pouvoir vraiment me battre à la limite », reconnaissait T’joens.
Sam Redant a amené son ex-Vanhoutte Mitsubishi Lancer Evo X à la cinquième place, devant l’Opel Adam de Steve Brown et l’Opel Ascona B de Christophe Lagache, vainqueur de la Histo Cup. Patrick Gaethofs a quant à lui décroché la quatrième place en 2WD Trophy avec sa Honda Civic, malgré un démarreur défectueux lors de la boucle d’ouverture.