Le Rallye du Condroz 2019 a été disputé dans des conditions particulièrement difficiles. Pieter-Jan Michiel Cracco (Skoda Fabia R5) a terminé en 9ème position. Grégoire Munster (Skoda Fabia R5) a loupé de peu le top 10 avec un 12ème rang. Henri Schmelcher (VW Polo R5) a achevé l’épreuve à la 27ème place. Charles Munster (Opel Adam R2) a longtemps lorgné sur un troisième podium de rang chez les Juniors, avant de partir à la faute dans l’avant-dernière spéciale, endommageant la suspension. Charles a finalement terminé l’épreuve au 4ème rang en Junior BRC. Du côté des Historiques, André Lausberg (Porsche 911 SC) a conclu l’épreuve dans le top 5. Seul Xavier Baugnet (VW Polo R5) n’est pas arrivé au bout, ayant été contraint à l’abandon sur sortie de route dès la deuxième spéciale.L’épreuve de clôture du Jobfixers Belgian Rally Championship a pour réputation d’être particulièrement délicate, et cette édition 2019 en a été une nouvelle preuve. Crevaisons, glissades et gigantesques mares d’eau ont aussi été le lot de PJM Cracco, qui a finalement réussi à signer, dans des conditions très délicates, le meilleur temps dans la dernière spéciale du rallye, mais aussi du championnat. “Tout mis un dans l’autre, je dois être satisfait de ce résultat, mais en fait, cela a été ma moins bonne épreuve de l’année. Je ne connais absolument pas le Condroz. En outre, le parcours était très piégeux. Samedi matin, j’ai d’emblée fait un mauvais choix de pneus, ce qui m’a envoyé à deux reprises en dehors de la route. Quand vous entamez ce type d’épreuve de cette manière, la confiance n’est pas du tout au rendez-vous. Il faut alors tout remettre à zéro et recommencer. Ce que nous avons fait. Le scratch lors de la dernière spéciale, dans des circonstances très difficiles, fait beaucoup de bien. Être en mesure de signer le meilleur temps dans un tronçon nouveau, dans lequel les autres pilotes n’ont pas d’expérience, me conforte dans l’idée que je roule uniquement aux notes. En tant qu’homme d’affaires, je n’ai guère le temps de reconnaître, et je me base dès lors sur les notes qui me sont transmises par mon copilote. Dans les spéciales où les autres pilotes ont beaucoup d’expérience, il s’agissait surtout d’accumuler les kilomètres en vue de l’année prochaine et l’année suivante, où il s’agira d’y repasser en tentant d’être encore plus efficace.’’Grégoire Munster débordait d’ambition au moment de prendre la direction du Condroz, épreuve sur laquelle il manquait singulièrement d’expérience. Une jante cassée et bloquée le renvoyait en 22ème position samedi soir. A force de caractère, et avec plus de roulage dans ces conditions, Grégoire Munster a finalement achevé l’épreuve en 12ème position. “La 12ème place n’est certes pas le résultat que nous escomptions. Mais un résultat, ce ne sont pas seulement des chiffres. Dans des conditions très difficiles, nous avons acquis de l’expérience et des données très utiles, en lorgnant sur l’avenir. La quête du set-up idéal et la recherche des bons pneus ont parfois été un challenge improbable, fonctionnant certaines fois mieux que d’autres. Parfois, il était difficile de se remettre en confiance après une erreur. Mais au bout du compte, je pourrai vivre avec ce résultat.’’Charles Munster débutait au Condroz avec l’Opel Adam R2. Et avant le départ, il ambitionnait de finir sur le podium des Juniors comme lors de l’Omloop van Vlaanderen et l’East Belgian Rally. “Hélas, je n’ai pas été en mesure d’atteindre cet objectif. Une erreur dans l’avant-dernière spéciale et un amortisseur endommagé en ont décidé autrement. Jusque-là, les choses fonctionnaient très bien, nous avions signé de bons chronos, restant dans le sillage des pilotes classés devant nous. L’Opel Adam R2 est une voiture totalement différente de la version Cup que j’ai pilotée lors des rallyes précédents. Bien des pilotes pourront confirmer que cette édition du Condroz était l’une des plus difficiles. Une épreuve qui se déroulait comme espéré jusqu’à une spéciale de l’arrivée. Mais je suis néanmoins ravi d’avoir atteint le podium final.’’Après des débuts avec la VW Polo R5 plus tôt dans la saison à l’occasion du Rallye de Wallonie, et un top 10 loupé de peu au Sezoensrally, Henri Schmelcher s’est classé 27ème de ce Condroz de tous les extrêmes. “Dommage, ces deux crevaisons le samedi. A deux reprises, j’ai crevé au même endroit. Mais dans l’ensemble, je me suis bien amusé. Plus vous roulez en force avec cette voiture, plus elle est efficace. Il ne faut pas trop tergiverser, simplement continuer à rouler. Avec deux journées d’essais et deux jours de compétition, je me suis bien plu cette semaine. J’espère que je serai de nouveau en mesure de rouler avec cette voiture l’année prochaine.’’Huit mois après avoir pris part au Spa Rally, André Lausberg se présentait au départ en compagnie de son fils Guillaume. Après un envol prudent, le duo est monté en puissance, de quoi lui permettre de signer un meilleur temps et un deuxième meilleur chrono dimanche, le tout dans la même spéciale. “Cette spéciale était maculée de boue. Et nous nous sommes sentis dans notre élément. Il s’agissait de notre première épreuve avec cette nouvelle Porsche. Une voiture passée directement de l’atelier aux spéciales, et du premier au dernier mètre, tout a bien fonctionné. Au début, il a fallu qu’on s’adapte à cette nouvelle voiture. Les réglages étaient nouveaux, et vu les circonstances que nous avons dû affronter, il ne s’agissait pas de l’événement le plus facile. Samedi, nous avons laissé un peu de temps afin de prendre le rythme. Dimanche, cela a parfaitement fonctionné, et nous avons très bien roulé. Merci à BMA, qui nous a livré une voiture parfaite.’’