Pieter-Jan Michiel Cracco et son copilote Jasper Vermeulen (Hyundai i20 N Rally2) ont achevé ce dimanche un Rallye de Wallonie riche en concurrence au neuvième rang. Dans deux semaines, le duo se présentera au départ du Sezoensrally. Maxim Decock et Colin Van Renterghem (Opel Corsa Rally4) sont sortis de la route dès la deuxième spéciale, de quoi les contraindre à l’abandon. En vue de cette épreuve disputée sur deux jours, un Shakedown a été organisé le vendredi. “Un tel test est toujours utile. Non seulement parce qu’il est plaisant de reprendre le volant d’une voiture de rallye, mais également parce que c’est le moment idéal de tirer les enseignements des reconnaissances en tentant d’adapter les réglages en vue de l’épreuve en elle-même, commente Pieter-Jan Michiel Cracco. La différence entre la Skoda Fabia R5 de l’an dernier et cette Hyundai i20 N Rally2 est si importante que j’ai dû modifier l’approche avant le Shakedown. Même si je pensais avoir trouvé un bon set-up, je dois encore oser faire fi de ces réglages pour tenter quelque-chose de totalement différent. La voiture affiche tellement de possibilités qu’on peut tirer la quintessence d’un set-up dont on n’attendait pas réellement grand-chose. C’est quelque-chose que je vais retenir en vue des prochains rallyes.’’Le samedi, onze spéciales étaient disputées. Cracco et Vermeulen ont conclu la journée au septième rang. “Cela s’est passé comme je m’y attendais un peu. A Tielt, je savais que Vincent (Verschueren) serait rapide, et lors de ce Rallye de Wallonie, je m’attendais à souffrir quelque peu. C’est normal dès l’instant où, d’une part, on n’a pas roulé beaucoup, et de l’autre, on se présente avec une nouvelle voiture. Et quelle voiture ! Parfois, nous savions où nous avions perdu du temps, parfois non. A la fin de la journée, nous avons analysé les images, et c’est devenu beaucoup plus clair. La Hyundai BMA est une voiture de rallye fantastique, mais il faut clairement pouvoir la régler. Une fois que ces réglages sont bons, c’est parfait. C’est valable pour chaque voiture, mais simplement tâtonner dans la bonne direction ne fonctionne pas avec la Hyundai. Soit c’est bon, soit ce n’est pas bon’’, commente PJM Cracco. Au final, PJM Cracco et Jasper Vermeulen ont pris la neuvième place. “Il ne faut pas toujours se concentrer sur une statistique pour savoir si vous avez ou n’avez pas bien travaillé. Dimanche, j’ai totalement modifié le set-up, et j’étais étonné par le résultat. La Hyundai vous oblige à chercher autre chose, en quelque sorte. C’est cela qui rend la voiture aussi intéressante. Et puis, il y a la concurrence. Qui est d’un niveau tout simplement incroyable. Qu’un ex-champion du monde Junior et ex-pilote officiel Citroën en WRC vienne rouler en Belgique en dit long sur le niveau du BRC. C’est une bénédiction de pouvoir se battre contre de tels pilotes. Peu de concurrents belges parviennent à le faire douter de temps en temps. J’ai ma place, et je sais que pour moi, c’est encore trop tôt. Mais l’ambition est clairement d’essayer un jour’’, conclut Pieter-Jan Michiel Cracco. Maxim Decock et Colin Van Renterghem ont attaqué le rallye en force, avec un troisième meilleur temps chez les Juniors. Lors de la deuxième spéciale, ils sont sortis de la route, étant contraints à l’abandon. Pilote et copilote ont été passer un check-up à l’hôpital, mais quelques heures plus tard, ils pouvaient quitter les lieux.