90 des 98 engagés ont pris ce samedi matin le départ de la 23ème édition du Rally van Haspengouw. Dans l’épreuve d’ouverture du BRC, on ne doit déplorer que deux forfaits: celui annoncé depuis quelques jours de PJM Cracco, malade, et celui de Corentin Vertommen, victime d’un bris de moteur lors d’un dernier test préparatoire.Si la pluie épargnait le début de course, les routes des environs de Landen restaient humides et grasses suite aux intempéries des derniers jours. Certains en faisaient d’emblée les frais. Arnaud Neven ne pouvait empêcher sa Skoda Fabia WRC de plonger au fossé dès le premier chrono. Et dans le suivant, c’est Sébastien Bedoret qui l’imitait, provoquant la neutralisation de la spéciale.
“J’ai fait un mauvais choix de pneus en ne montant pas des gommes tendres,” reconnaît le pilote officiel Skoda. “Je pensais que les routes allaient sécher davantage. La fin d’un freinage était plus glissante que prévu. J’ai tiré le frein-à-main pour me sauver mais la voiture est quand même tombée dans le fossé. Il a fallu 14 minutes pour que les spectateurs, absents sur place lors de la sortie, nous sortent de cette position. Nous continuons simplement pour faire des essais.”
Deux autres Skoda ont quand même pris la direction des opérations. Ghislain de Mevius a créé une petite surprise en signant le meilleur temps dans les deux premières spéciales.
“J’ai essayé d’adopter des trajectoires propres; c’était apparemment le bon choix,” explique le pilote WIK. “J’avais encore une petite marge de sécurité mais les temps étaient bons. Dans les spéciales suivantes, j’ai attaqué un peu plus et c’était moins efficace. Je manque un peu de vitesse de pointe dans la configuration de ce WE. Mais c’était une bonne entrée en matière.”
Auteur du meilleur temps dans l’ES 3, Adrian Fernémont occupe la 2ème place avec sérénité: “Nous sommes contents de nos temps. C’était peut-être un petit avantage d’ouvrir le parcours aujourd’hui, mais ça ne devait pas faire une énorme différence. Je n’ai pas pris de risques.”
Kris Princen suit à la 3ème place, à 5″5, pour ses débuts sur la Citroën C3 R5. “J’ai été particulièrement prudent sur les premières spéciales. Parfois, ça peut être un problème de trop bien connaître le parcours. Je sais quels endroits peuvent être particulièrement glissants et parfois, j’ai un peu trop levé le pied. L’auto fonctionne très bien. Tout est donc encore possible.”
Les Citroën C3 R5 font bonne figure dans ces conditions difficiles. Guillaume de Mevius occupe une belle 4ème place, devant le surprenant Franco-Belge William Wagner, qui dispute son tout premier rallye en Belgique.
“Je suis venu pour prendre la C3 R5 en mains,” explique William. “Son comportement est différent des Ford Fiesta et VW Polo R5 que j’ai pilotées ces dernières années. Je ne force pas car je n’ai pas pu faire beaucoup d’essais.”
Débutant également sur une Hyundai i20 R5, Grégoire Munster s’est montré bien régulier en ce début de course: “Il faut quand s’habituer à la voiture. Elle réagit très brutalement en sortie de courbe. Je dois sans doute essayer de rouler plus en souplesse. Mais c’est une épreuve pour apprendre. Chaque spéciale nous permet de comprendre certaines choses et le but est de progresser.”
Vincent Verschueren, toujours à la recherche des réglages idéaux pour sa Volkswagen Polo R5, doit se contenter de la 7ème place. Il est suivi par Guillaume Dilley, qui se rend compte de la difficulté de revenir à la compétition après deux ans d’inactivité, tout en découvrant une nouvelle voiture.
Derrière Dilley, c’est le trou. Maxime Potty, qui découvre la Hyundai i20 R5 pour son 2ème rallye seulement, pointe à 1’39”, et Chris Van Woensel, de retour sur sa Mitsubishi Lancer WRC après une longue inactivité, n’est que 10ème à 2’13”. “L’auto fonctionne bien mais après un et demi sans rallye, je dois retrouver la confiance. Je perds trop de temps dans les zones de freinage.”
La première Porsche est la 991 GT3 de Gunther Monnens, 14ème, tandis que Gilles Pyck mène les débats chez les Juniors. Dans la M-Cup, les débats sont serrés puisque Franky Boulat n’a que 0″3 d’avance sur Patrick Diels, qui a commis une erreur dans la spéciale d’ouverture. En Historic, Dirk Deveux mène les débats bien qu’il ait dû parcourir trois spéciales sans assistance de direction. Guino Kenis le devançait avant de perdre du temps dans l’ES 4.